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Chapitre 5 – Moira et Ray

Comme l’avaient finalement expliqué les deux Martins à Élisa et au Commandant, le procès, s’il s’est soldé par la prononciation de leur culpabilité ne changeait pas grand chose à leur vie.
Lorsqu’un ressortissant d’une planète doit passer devant la justice des Epsilons, le verdict est de nature Epsilon mais la sentence ne peut être prononcée et appliquée que par la planète d’appartenance des accusés. Cependant, cette sentence doit être ratifiée par les deux parties.

Et dans le cas qui nous intéresse, Terriens et Frygelliens devaient trouver un terrain d’entente. Paul et Sylvestre comparaissaient en tant que citoyens Frigellyens. Et leur culpabilité dans l’utilisation de technologies epsilons dans un monde alpha ne faisait aucun doute. Le procès eut lieu à huis-clos et ne dura pas longtemps. Les avocats de l’accusation avaient accumulé suffisamment de preuves pour qu’on ne se donne même pas la peine d’en discuter. Frigellya se devait ensuite de présenter une sentence à la hauteur des infractions commises.

Pour avoir utilisé de manière fréquente et non missionnée des technologies bien plus avancées que celles du monde où ils vivaient, l’exil dans le passé était la seule sentence possible selon la loi Frigellyenne. La sentence s’accompagna cependant d’une mesure de clémence au vu des services rendus par les deux Martins à la Reine et au Roi, de par leur participation à la localisation de Christophe. Ils purent choisir la planète d’exil : celle qui les accueillait aujourd’hui, Frigellya, ou celle d’où ils venaient : la Terre. Il va sans dire que les deux Martins choisirent la Terre. Peu importait à la Justice des Epsilons l’époque d’exil, du moment qu’elle dépassait de deux fois la durée de vie moyenne estimée des condamnés par rapport à leur date de naissance. Les deux Martins furent renvoyé au XXVe siècle sur la Terre. Leur absence réelle de leur appartement n’avait duré qu’une petite semaine. Mais bien qu’étant exilé, on leur avait demandé s’ils acceptaient une mission, Frigellyenne bien entendu, celle de surveiller et protéger deux autres citoyens d’honneur Frygelliens : Élisa Martin et David Cristal. Le Roi et la Reine les autorisaient en cela à utiliser tous les moyens nécessaires. La mission ne faisait bien entendu pas partie de la sentence, mais la Reine et le Roi pouvait missionner qui il voulait, même des condamnés, du moment que la sentence s’appliquait. Paul et Sylvestre resteraient à jamais au XXVe siècle. Et pourraient désormais utiliser toutes les technologies qu’ils souhaitaient sans rien risquer, protégés qu’ils étaient par la lettre de mission royale.

Alors qu’ils sont à nouveau seuls dans leur appartement Terrien du XXVème siècle Paul dit :
– Et nous revoici chez nous. Tu vois Sylvestre rien n’a changé.
– Oh que si, pour moi beaucoup de choses ont changé. Nous n’avons plus besoin de cacher nos traces maintenant. Nous faisons partie intégrante du XXVe siècle. Seul le fait que quelqu’un découvre ici qui nous sommes vraiment pourrait nous mettre en faute. Et nous vivons ici depuis si longtemps. Élisa avait raison : une nouvelle vie commence pour nous deux. Tu vas te chercher un maître d’armes ici ?
– Ces séances avec Nori me faisaient rudement du bien, c’est vrai, mais avec qui je ferais ça ici ?
– Que diriez vous si c’était moi qui reprenais le flambeau ?
Les deux Martins se retournent et découvrent le Commandant et Élisa hilares devant leurs mines surprises.
– Si vous pouviez voir votre tête, s’esclaffe Élisa.
– Il vous on donné un transporteur ? s’étonne Sylvestre.
– Oui Monsieur. Ils sont discrets : on peut les garder chez soi sans que personne ne soupçonne quoique ce soit.
– Eh bien chez vous, c’est en face, fait Sylvestre en accompagnant ses paroles d’un geste de la main.
– Sympa l’accueil, Monsieur Grognon, le taquine Élisa. Mais tu as raison, on a tous besoin de reprendre notre vie. J’espère que ma mère n’a pas essayé de me joindre. Sinon, on va avoir droit à des reproches sans fin.
– David, j’en serai ravi, dit Paul. Que vous repreniez le flambeau je veux dire.
– J’ai pris une grande décision, annonce ce dernier. Je veux passer plus de temps sur Terre et je pourrais peut-être comme Nori avoir une activité de maître d’armes.
– Il y a des salles dans le quartier qui sont libres pour des activités. Une simple inscription de votre part pourrait vous permettre de vous lancer.
– Oui, je lui ai déjà expliqué. Il n’y a qu’un formulaire à remplir pour décrire le projet, demander des créneaux horaires et du matériel. On va faire ça ensemble. Et je te servirai de partenaire pour la démonstration. Avant de valider quoique ce soit, ils demandent toujours à voir les choses.
– Je n’ai jamais combattu dans un corps humain.
– Moi non plus. Ça aussi, on va pouvoir le mettre au point ensemble. Allez les garçons, on vous laisse. A très bientôt.
Élisa tapote sur la tablette de navigation et elle et le Commandant disparaissent du salon.

– Un transporteur Frigellyen au XXVe siècle sur Terre. Et c’est nous qui avons été condamné, marmonne Sylvestre.
– Sylvestre, Mira et Reymo vont nous ramener tout notre matériel. Tu veux vraiment que je te fasse la liste de tout ce qui n’existe pas aujourd’hui sur cette Terre et que nous possédons ?
– Ce n’est pas nécessaire. J’ai bonne mémoire. Mais un transporteur dans les mains d’Élisa…
– Elle a son ange-gardien.
– Oui, c’est vrai, dit Sylvestre en souriant.

On frappe à la porte.
C’est Paul, qui s’en va ouvrir. Une voix féminine s’élève.
– Bonjour je cherche P…
Alors que la voix  butte sur le « P »,  Paul ferme brutalement la porte et s’en va sous le regard médusé de Sylvestre qui venait juste d’arriver dans le couloir d’entrée.
– Je t’interdis d’aller ouvrir, dit Paul sèchement.
– Tu n’as rien à m’interdire, répond calmement Sylvestre, tout en allant vers la porte.
Lorsqu’il l’ouvre, il y découvre une femme d’âge mûr, tout du moins du même âge que Paul.
– Veuillez pardonner mon ami, Madame…
– Je m’appelle Nelly. Nelly233.
– Oh vous êtes…
– Comme vous. Je suppose que vous êtes Sylvestre. On m’a dit qu’il était parti avec un Sylvestre.
– Je suis Sylvestre, confirme-t-il.
– Je ne veux pas la voir, crie Paul du salon où il est déjà parti se réfugier.
– Je voudrais lui parler, dit Nelly dans un souffle.
– Je crois que je vais vous laisser tous les deux. Je n’ai jamais vu Paul dans cet état, et je pense effectivement qu’il vaudrait mieux que vous réussissiez à vous parler. Vous êtes venue dans cette époque pour lui. J’imagine que c’est important…
– Ça l’est.
– Vous êtes la personne qui a partagé 10 ans de sa vie avant de s’enfuir en clandestinité, n’est-ce pas ?
– Je n’ai pas…
– Je ne veux pas que tu restes… l’interrompt Paul, qui se tient juste à la porte du salon. Va-t’en.
– Paul, je ne m’en irai pas avant de t’avoir parlé.
– Quant à moi, je vous laisse. Je vais faire un tour, dit Sylvestre, tout en attrapant un par-dessus et une écharpe.
Paul n’a pas le temps de protester qu’il a déjà franchi la porte.
– Qu’est-ce que tu veux ?
– Te parler. S’il te plait, laisse moi une chance…
– Tu t’es enfuie. Du jour au lendemain, tu as disparu. Pfft. Évaporée. J’ai tourné la page Nelly…
– Si j’en crois ta colère, tu n’as rien tourné du tout. Après toutes ces années, tu m’en veux toujours autant.
– Je…
– Paul, les choses sont en train de changer dans notre monde. Je ne t’ai pas quitté pour entrer en clandestinité, mais j’en fais partie maintenant. Je n’ai pas tenu un an avec le partenaire qu’on m’a donné après toi.
– Tu ne voudrais tout de même pas que je te plaigne.
– Paul, s’il te plait. Tu as passé très peu de temps avec les clandestins de notre monde à ce qu’on m’a dit, et tu ne les as jamais rencontré, je crois, c’était beaucoup trop tôt…
– Qui ça ?
– Ceux qui nous ont organisé et donné un sacré coup de main. Un couple. Moira et Raymond Deux-Seigneurs.

La curiosité prenant le pas sur la colère, Paul se dirige vers le salon, laissant la nommée Nelly le suivre. Il lui désigne un fauteuil, et s’assoit face à elle. Puis il demande :
– Moira et Raymond Deux-Seigneurs, vraiment ?
– Ce ne sont pas leurs vrais noms, c’est certain.
– Je pense savoir qui c’est…
– Je l’ai compris depuis peu aussi. En fait, toute l’équipe qui a construit le corps qui vous a été livré pour recevoir un esprit, cinq personnes en tout l’a compris. Je faisais partie de cette équipe.
– Tu as construit le corps ?
– Avec quatre autres personnes, et on n’était pas loin d’échouer. Ray, l’a appris je ne sais comment. Mais Ray était de toute manière doué pour comprendre et découvrir les choses.
– Ray ?
– C’est comme ça qu’on appelle Raymond Deux-Seigneurs. Ray nous a dit de nous inspirer de lui, qu’il était un esprit qui avait intégré un corps neuf, et que nous pourrions trouver chez lui l’élément qui nous manquait. L’analyse a révélé un corps moléculairement vieux d’une vingtaine d’année. Ray savait que cette analyse nous révélerait son identité. Il avait cette petite particularité que vous nous aviez demandé, Sylvestre et toi, les quelques gènes Frigellyens, et un implant de traducteur psychique datant de notre époque. On avait devant nos yeux, le résultat de notre travail. Je ne sais pas pourquoi il a pris ce risque…
– Le connaissant, je pense qu’il a jugé qu’il y avait plus important…
– L’analyse nous a certes fait gagner du temps, mais sans doute pas de la façon dont Ray l’imaginait. Quoi qu’avec lui, rien n’est moins sûr. Nous n’avions pas un problème de résultat, nous savions ce que nous devions obtenir. Nous avions un problème de process : comment le fabriquer. Savoir que nous avions réussi a boosté l’équipe. Nous avons fini par trouver comment initier le corps, c’est cette première étape qui nous a bloqué pendant plus de deux mois. Après il ne nous restait plus qu’à poursuivre sa maturation. Une dizaine de mois après, on vous a livré le résultat de notre travail.

– Vous avez tout repris à zéro ?
– On n’a jamais vraiment trouvé des gens de confiance à la nurserie des presque-humains. Se procurer le procédé aurait de toute manière révélé au camp humain ce que nous cherchions à faire. A travers le temps, bien des tentatives avaient déjà échoué. Ray et Moira nous l’ont confirmé. Ces deux-là forment une sacrée équipe. Ils sont devenus une légende chez les presque-humains. On dit qu’au départ, ils avaient commencé à enquêter seuls. Ils ont retrouvé une vingtaine d’entre nous dispersés dans le temps et les a convaincu de revenir à notre époque en soutien à notre réseau. Puis ils nous ont sollicité pour trouver les informations plus rapidement. Ils ont formé des enquêteurs. Moira était capable de retrouver beaucoup de monde en peu de temps, du moment qu’on avait une idée où chercher. Elle avait un esprit scanneur aimait-elle à dire. Elle savait voyager à l’ancienne, tu sais, sans corps. Elle procédait toujours de la même manière : elle prenait une pilule, s’allongeait sur une banquette, et lorsqu’elle ouvrait les yeux à nouveau elle les avait repéré. Il ne lui restait plus qu’à aller les chercher avec un transporteur très discret qu’elle avait. A chacune de ses expéditions, elle ramenait autant de gens qu’elle pouvait trouver. En tout, elle a du en ramener dans les cinq milles.  Lui, c’était plus un stratège, il nous a vraiment permis de mettre en place un réseau performant et solide. Nous sommes devenus très efficace à suivre ses conseils.
– Je ne suis pas étonné.
– Un jour, alors que son futur corps en était encore en maturation, Ray nous a dit :
« Ma femme et moi nous sommes venus régulièrement, tout au long de notre vie pour vous rassembler et vous aider à vous organiser. Notre objectif est que vous deveniez des humains à part entière. Votre équipe, va devoir continuer son travail maintenant. Ce corps n’est qu’une première étape, vous devez vous focaliser sur la transformation des vôtres maintenant. Sans tarder. ». Et c’est ce que nous avons fait.
– J’ai beau les connaitre aujourd’hui, tout ce que tu me racontes m’épate. Ils ont dédié leur vie au presque-humains ?
– De notre point de vue, Moira et Ray n’agissent que depuis cinq ans.
– Et tu ne les as pas vu vieillir ?
– Pas du tout.
– Ils devaient porter un morpheur. Nos amis Frigellyens ont du leur en donner.
– Un morpheur, un de ces trucs qui change ton apparence physique ?
– Oui, ça même…
– Humm. Paul, le passage récent de tes amis sur la Terre au bout du temps a lancé un énorme débat éthique sur notre planète. Des auditions vont avoir lieu, à la demande de la reine et du roi Frigellyen qui les protège. Tes amis vont devoir venir témoigner, ainsi que leurs enfants.
Mes amis ?
Sois gentil, ne me prend pas pour une idiote. Je mérite mieux. Nous parlons de la première Terrienne alpha à qui ont a accordé le statut gamma, et qui vit avec un Dalygarien  habitant un corps Terrien. Et nous savons tous deux comment un Dalygarien s’est retrouvé dans un corps Terrien et qui il est. Il ne fait aucun doute que ces deux-là sont les futures Moira et Ray.
Paul soupire.
– D’accord, mais leurs enfants ?
– Oui, il y en a plus d’un. Les Epsilons veulent convoquer tes amis plus vieux d’une dizaine d’années et leurs enfants à l’âge adulte. Du coup, is ne seront pas convoqués à partir de la même époque.
– Mes amis vont devoir passer en salle de vérité, alors qu’ils mettent en place un réseau de clandestins ?
– S’il y avait eu un problème quelconque, le Ray de 20 ans d’âge moléculaire nous en aurait informé. Dire la vérité et tout dire n’est pas la même chose.
– Ces deux-là sont suffisamment malins pour se sortir d’une situation aussi épineuse, je suppose, soupire Paul.
– Paul, l’enjeu de ce débat est de permettre ou non au presque-humains de devenir complets. Mais quelque soit la décision qui sera prise, je peux te dire que nous sommes prêts.
– Prêts à quoi ?
– Nous savons désormais apporter à nos corps ce qui nous manque pour être complet. Nous avons trouvé un moyen de modifier les presque-humains.
– Quoi ?
– Je suis complète.
Quoi ?
– Je peux aimer comme un humain maintenant.
Le silence s’installe subitement. Paul a le regard perdu dans le vide.
– Tu peux le devenir toi aussi, finit-elle par dire doucement.
– Je suis condamné à l’exil, je ne peux pas changer d’époque, et je ne veux de toute manière pas retourner dans notre monde.
– Mais tu pourrais devenir humain…
– Je… Je ne sais pas.
– Paul, quand je t’ai quitté, j’étais furieuse. Mais pas furieuse contre toi. J’ai essayé de te l’expliquer. Je voulais plus et on ne pouvait pas. Notre relation au rabais m’était devenue insupportable. Je voulais pouvoir t’aimer. Vraiment. On ressentait si peu de chose quand on s’embrassait.
– C’est toujours le cas.
– Quoi, tu as embrassé quelqu’un récemment ?
– Oui, Sylvestre, lui dit-il la regardant droit dans les yeux.
Elle finit par baisser le regard.
– D’accord. En vingt-cinq ans, il est normal que tu aies changé. Si tu aimes cet homme, tu pourras l’aimer encore mieux en étant humain. J’ai été folle de penser qu’on pouvait reprendre notre histoire là où on l’avait laissé…
– Tu me proposes toujours une transformation ?
– Oui, bien sûr que oui. Tous les presque-humains doivent pouvoir devenir complet.
Paul ferme les yeux un instant et se frotte le front. Sa colère s’est dissipée. Il regarde Nelly intensément, puis après avoir pris une grande respiration, il lui avoue :
– Nelly, Sylvestre et moi n’avons pas le même type de relation que toi et moi avons pu avoir. Nous avons éclaté de rire après nous être embrassé. C’était une idiotie de ma part. Je voulais juste lui prouver qu’il comptait vraiment pour moi. Tu sais que je ne fais jamais les choses à moitié…
– Je sais.
– Et je te ferais remarquer qu’il a quand même 20 ans de moins que moi. C’est toujours un gamin.
– Après 25 ans de vie commune, tu le considères toujours comme un gamin.
– Mais c’est ce qu’il est.
– Tu as du lui en faire baver.
– A ce qu’il paraît. Le mot exact qu’il a employé à mon sujet, c’est « imbuvable ».
– Il n’est pas sans a-propos.
– Il te plairait je pense. C’est un artiste dans tous les sens du terme.
– Lui aussi peut faire partie des prochains presque-humains transformés. Il suffirait de lui en parler.
– Nelly, quand je dis que nous ne pouvons pas revenir dans notre monde, je ne plaisante pas.
– Tu n’as jamais pourtant été très respectueux des règles.
– Nous ne nous sommes pas sortis d’affaire tous seuls. Les gens qui nous ont aidé, je ne veux pas les mettre dans l’embarras.
– C’est nous que vous ne voulez pas mettre dans l’embarras Paul ?
– Bon sang Mira, vous arrivez toujours sans crier gare, vous ne pourriez pas, je ne sais pas frapper à la porte comme tout le monde ? Et si ça avait été une alpha ?
– Eh bien elle m’aurait oublié dès que j’aurai quitté cet espace temps.  Paul, je suis venue vous dire que Reymo arrive avec tous le reste du matériel. Il faudrait peut-être mettre les deux fauteuils complétement à la périphérie du salon, dans peu de temps cette pièce va être remplie de cartons. Reymo attend mon signal pour venir.
– Mira et Reymo, Moira et Raymond, murmure Nelly pensive.
– Pardon ? fait Mira.
– Reymo, vous avez dit et pas Raymond, répond Nelly tout haut cette fois.
– Oui, mon mari s’appelle Reymo, pas Raymond. Ça c’est Terrien et nous on n’est pas Terrien.
– Oh et vous êtes ?
– Vous voyez notre transporteur ?
– Non.
– Alors on est ?
– Inconnu au bataillon.
– Frigellyen, ils viennent de Frigellya, intervient Paul.
– Le même monde que le roi et la reine qui…
– Exactement. Mira et Reymo sont des amis de Moira et Raymond. Mira, je promets que vous aurez droit à une explication Reymo et vous, mais plus tard si vous le voulez bien.
– Il n’y a pas de soucis Paul. Je dis à Reymo qu’il peut amener le reste ?
– Oui. On passe dans la cuisine, le temps de l’atterrissage.
– Excellente idée, répond-elle. Vous avez du thé ?
Paul se met à rire.
– Je vous en fait Mira. Nous vous attendons à coté.
– J’arrive.

Annie

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