4

Chapitre 10 – L’étoile du matin

Élisa crève la surface de l’eau et rejoint le bord du bassin en crawl. Le vieil homme est près du feu. Il fait chauffer un breuvage qu’Élisa connait bien. Une tisane Dalygarienne, comme celle que faisait Fleur Parfumée de la Plaine d’Isadora.
– Vous ne m’avez pas réveillé, lui reproche-t-il.
– J’avais besoin de nager, répond Élisa.
– Vous appelez ça nager, le bouillon que vous avez fait en surface ?
Élisa sourit.
– J’avais besoin de voir des lunes de lac.
– Vous connaissez les lunes de lac et vous êtes du Nord ?
– Je n’ai pas dit que c’était la première fois que je venais ici. Ce sont des rouges.
– Bien sûr qu’ils sont rouges. Les spécimen couleur argent sont rares… Mais, vos vêtements sont secs ?
– Oui, dernier cri du vêtement militaire. Enfin un prototype. Ça ne va pas sortir tout de suite.
– C’est donc ça, vous êtes un testeur. Un testeur, pour les militaires.
– Euh, on peut dire ça. Je teste. Vous avez pris votre petit-déjeuner ?
– Pas encore, je faisais chauffer la tisane du matin. Prenez place à coté de moi.
– Je ne vous ai pas encore remercié, pour… avoir accepté de bien vouloir m’aider. Je ne sais même pas votre nom.
– Oh jeune-homme, je suis toujours content de bousculer un peu ma routine. Et pour ce qui est de mon nom, il importe peu. Ici, les gens m’appellent l’Ermite.
– L’Ermite, vous voulez que je vous appelle l’Ermite ?
– Pour vous ce sera “Monsieur”.
Élisa sourit.
– Bien Monsieur.
Ils prennent leur petit-déjeuner en silence : du pain et quelques baies.
– Nous avons une journée de marche jusqu’à notre prochain camps.
– Notre prochain camps ?
– Oui, nous arriverons ce soir au pied de la montagne Laurina. Et c’est à mi-pente que vous trouverez l’étoile du matin.

Élisa pense un instant laisser le vieil homme là, maintenant qu’elle sait où trouver la plante. Ce sera plus rapide sans lui. Elle hésite. Un ermite qui apprécie la compagnie, ou en tout cas la sienne, c’est suffisamment peu banal pour qu’elle lui accorde ces moments dont il se souviendra une fois et une seule. Il lui a dit “nous l’avons trouvé” de toute manière. C’est donc avec lui qu’elle va se rendre sur la montagne Laurina pour trouver l’étoile du matin.
– Nous mangerons dans mon abri de la forêt, lui précise-t-il.
A pieds le chemin qui mène de la fin du bassin de la grande cascade à la forêt qu’Élisa connaît bien est effectivement très long.
– Ma cabane n’est plus très loin maintenant. Vous avez l’air fatigué jeune-homme.

Il est vrai qu’Élisa n’avait jamais autant marché avec ce corps. Elle avait courru, sauté, évité des pendules, parcouru l’espace-temps, mené bataille contre deux affreux masqués et c’est une simple marche qui allait lui causer le plus de soucis. Elle se sentait faiblir. Elle n’avait jamais fourni autant d’effort continus. Et elle sentait bien qu’il lui fallait du carburant.
–  Vous avez raison, lui répond-elle. Je dois… manger un peu.
– Regardez, la voilà.
Élisa découvre une petite merveille de cabane en bois.
– C’est vous qui l’avez construite ?
– Et qui d’autre voulez-vous ? répond l’ermite.
Il l’invite à rentrer à l’intérieur.
– Asseyez vous, je vous amène tout de suite de quoi grignoter.
C’est plutôt un véritable repas que lui sert l’ermite. Élisa retrouve avec plaisir les saveurs Dalygariennes qu’elle avait découvert chez ses hôtes.
– Mangez moins vite bon sang mon garçon.
– C’est tellement bon, Monsieur.
– Eh bien ce sera bon plus longtemps si vous mangez plus lentement.
Une fois de plus Élisa sourit. Fleur Parfumée de la Plaine d’Isadora aurait très bien pu dire cette phrase. Ce repas lui fait remonter tant de souvenirs. Mira a peut-être raison. Jamais elle ne sera capable de retourner à une vie normale. Deux vies. Combien d’humain ont cette opportunité ?

Un grattement se fait entendre à la porte. Le vieil homme se lève et va ouvrir.
– Oh mais que t’arrive-t-il ?
Il s’adresse à un chat, un chat Dalygarien bien évidemment, et ce chat saigne abondamment de la patte avant droite.
– Laissez moi voir, intervient Élisa. Ouh, c’est une vilaine blessure. Il va falloir faire cicatriser tout ça. Attendez moi ici.
Le vieil homme n’a pas le temps de répondre qu’Élisa est déjà dehors et se dématérialise pour aller vers un buisson qu’elle avait repéré trois mois dans le futur. Les voilà. Étoile Scintillant dans l’Immensité de l’Univers lui avait désigné ces plantes pour le nettoyage des plaies et leur cicatrisation. Elles produisent un suc efficace, lui avait-il raconté. “Il faut chiffoner quelques feuilles dans ses mains pour en faire sortir le jus. et appliquer sur la plaie. Placer ensuite des feuilles plus grandes et maintenir le tout en place. Tenez je vais vous montrer avec quoi vous pouvez créer des liens.” Et il lui avait montré un autre groupe de plantes aux longues feuilles semi-rigides. “Regardez, je déchire en partant du haut et j’obtiens une lanière souple qui peut servir à attacher ce qu’on veut”.
Elle n’a pas trop à chercher pour en trouver. Ces plantes là sont à peu près partout dans la forêt. C’est muni de ces échantillons qu’elle retourne à la maison du vieil ermite qui a commencé à nettoyer la plaie de son chat avec de l’eau claire.
– Ah, je vois que vous avez quelques connaissances en botanique. Je ne sais pas où vous êtes parti chercher tout ça, mais si vous m’aviez parlé avant de disparaître, je vous aurais envoyé juste derrière la maison. J’ai tout ce qu’il faut ici.
Élisa est déconcertée. Elle avait tellement besoin de se servir de son corps, qu’elle a saisi le premier prétexte pour une séance de dématérialisation/rematiérialisation.
– Oh. Je me sens un peu stupide.
– Je vois ça. Donnez moi vos plantes. Elles vont nous servir puisqu’elles sont là maintenant. Je dois recréer le lien psychique entre le chat et moi pour qu’il ne bouge pas. Il doit sentir ma bienveillance. Il n’y a que de cette manière qu’on peut soigner un chat.
Les chats terriens pourraient en prendre de la graine, pense Élisa.
L’ermite fait son pansement à son chat, puis il le porte jusqu’à un petit panier, qu’Élisa devine être sa place attitrée. Le panier est garni d’un coussin qui a l’air bien confortable. Le chat se laisse faire.
– Il va dormir maintenant. Lorsque les plantes font effet sur un animal d’aussi petite taille, ça l’endort quelque peu. Quant à nous nous ne devons pas tarder à partir. Je vais nous préparer deux sacs pour notre escapade nocturne.
Il se déplace un instant vers le fond de la pièce et revient les sacs à la main.
– Voici le mien, dit-il en le glissant sur son épaule, et voici le votre.
Et il tend un sac identique à Élisa.
– Partons.

Ils arrivent bientôt au point de vue qu’Étoile Scintillant dans l’Immensité de l’Univers avait montré à Élisa.
– Voici la montagne Laurina. Le chemin qui mène jusqu’à son pied n’est malheureusement pas direct. Nous nous arrêterons peu avant la nuit.
Le vieil homme avait raison. Ils ont beau marcher, Élisa a l’impression que le pied de la montagne est toujours aussi loin. Mais ils se rapprochent peu à peu. Et voyant la lumière décliner, le vieil homme décide de s’arrêter.
– Nous camperons ici, dit-il.
Élisa et lui entendent un craquement.
– Qui va là ? demande le vieil homme.
Personne ne répond.
– Je sens votre présence, dit Élisa. Veuillez vous montrer. Ne m’obligez pas à venir vous chercher.
Le vieil homme regarde Élisa étonné. Le ton qu’elle a employé est sans équivoque d’un point de vue Dalygarien. La menace est dans la voix et surtout dans le fait que chacun peut sentir sa détermination.
D’autres craquements se font entendre et bientôt apparait une jeune Dalygarienne elle aussi en tenue militaire. Élisa ne peut s’empêcher de laisser échapper un cri de surprise. Sa combinaison ressemble étrangement à la sienne, mais surtout, c’est le portrait craché de Fleur Parfumée de la Plaine d’Isadora.
– Qui êtes vous ? demande le vieil homme.
– Cristal de Lune.
– Mais non, c’est lui Cristal de Lune fait le vieil homme en montrant Élisa.
– Vous permettez, c’est quelqu’un de mon unité. J’aimerai parler seule avec elle, finit par dire Élisa.
– Vous avez une unité de testeurs ?
– Je suis désolée, mais c’est compliqué. Très compliqué.
– Vous ne voulez rien me dire ?
– Non.

Élisa entraine l’inconnue à l’écart.
– Il vous laisse partir comme ça ?
– Il préfère que je ne lui dise rien plutôt que de lui raconter des bobards. Qui êtes vous ?
– Je… je l’ai dit. Et je n’aurai pas du.
– Cristal de Lune ?
– Oui. Mais pas t… vous.
– Quoi, pas moi ?
– Vous ne vous appelez pas Cristal de Lune.
– Je suis au courant. Mais vous, comment le savez-vous ? Nous nous connaissons n’est-ce pas ? Dans le futur…
– Je ne peux pas répondre.
– Écoute ma fille, tu es le portrait craché de Fleur Parfumée de la Plaine d’Isadora. C’est ta mère ?
– Je suis désolée, je ne suis pas autorisée à donner ce genre d’information.
– Attends, tu lui ressembles comme deux gouttes d’eau. Tu ne peux être qu’une très proche parente. Alors tu es sa fille ou sa petite fille ?
– Tu es…
– … impossible, je sais. Alors ?
– Sa fille.
– Ils t’ont appelé Cristal de Lune finalement.
– C’est le nom d’un héros.
– D’un homme.
– Pardon ? C’est un nom, juste un nom. Tu m’a raconté un jour que sur Terre il y avait des noms différents selon qu’on est une fille ou un garçon. Sur Dalygaran, un nom est une décision des parents. Il n’y a pas de genre associé.
– Tu veux dire que ta mère aurait pu s’appeler “Étoile Scintillant dans l’Immensité de l’Univers” ?
– Oui et mon père “Fleur Parfumée de la Plaine d’Isadora”, si c’est que ces parents avaient vu en lui à sa naissance.
– Tu n’es pas dans un corps de voyage.
– Ce n’est pas une mission militaire, mais archéologique. Je suis venue en transporteur spatio-temporel. Nous sommes en train de restaurer les données perdues sur cette époque.
– Tu es pourtant en uniforme.
– C’est obligatoire pour piloter un transporteur.
– Tu es pilote ?
– Écoute marr…
– Mar quoi ?
– Je ne dois pas en parler.
– Mar quoi ?
Il est bien difficile à la jeune Cristal de Lune de résister aux injonctions d’Élisa, surtout dans ce corps.
– Marraine.
– Marraine ? Ce genre de chose existe aussi sur Dalygaran ?
– Oui. Sur Dalygaran les parents peuvent choisir d’agrandir le cercle familial en désignant pour leur enfant un parrain et une marraine, parmi les personnes qu’ils estiment le plus. On les appelle les parents de cœur.
– Alors ils m’ont choisie moi comme ta mère de cœur en quelque sorte ?
– Oui.
– Je suis honorée.
– Écoute Marraine. Je n’aurais jamais du te raconter tout ça. Et je n’aurai jamais du succomber à la tentation.
– Qui est ?
– Te voir trouver l’étoile du matin. On m’avait interdit de chercher à te voir. Ils avaient confiance en moi. Tu ne le diras à personne n’est-ce pas ?
– Si tu es là c’est que je n’en ai jamais parlé non ?
– Tu as raison.
Élisa sourit.
– Tu es magnifique, dit-elle à sa filleule.
– Tu es impressionnante dans le corps de … dans ce corps d’homme. Je t’en supplie, ne pose plus de questions. J’en ai déjà trop dit.
Élisa sent la détresse de sa filleule et arrête donc de poser des questions.
– Tu vas devoir changer d’espace temps et vite. L’ermite doit t’oublier. Ton transporteur est-il loin ?
– Non justement. J’ai un peu loupé atterrissage. J’ai abimé un arbre.
– C’est ton atterrissage qu’on a entendu ?
– Oui, nous essayons de miniaturiser au maximum nos transporteurs et d’agencer au mieux le rangement du matériel à l’intérieur. Ça nécessite des modifications du protocole de sécurité. Du coup, en attendant d’être au point, on doit être essayer de se matérialiser dans des endroits dégagés. J’ai loupé la clairière. Elle est tout près.
– Ok, ok. retourne vite à ton transporteur et change d’époque. Tant que je suis là, je ne veux plus te voir, c’est entendu ?
– Entendu.
– Va. Dépêche toi.

Élisa est heureuse. Cette rencontre la gonfle à bloc.
“Je fais partie de la famille. Oh mon dieu, je fais partie de la famille.” se dit-elle, alors qu’elle rebrousse chemin et retourne au camp.
– Où étiez vous donc passé ? lui demande la vieil homme irrité.
– J’ai entendu du bruit, je suis allée voir ce que c’était.
– Je n’ai rien entendu.
– Je n’ai rien trouvé.
– Vous avez du rêver.
– Vous avez sans doute raison.
– Mangeons et dormons. Demain nous irons chercher l’étoile du matin.
Le repas est vite expédié. Élisa et le vieil homme s’endorment rapidement. C’est ce dernier qui la réveille le lendemain matin.
– Le petit déjeuner est prêt dit il triomphant, heureux de s’être réveillé le premier cette fois-ci.
Tisane du matin, pain et baies au menu.
Élisa lève les yeux sur la montagne tout en mastiquant
– Nous devrions trouver les premières fleurs à mi-pente. Nous partons dès que nous avons fini de manger. En se dépêchant un peu vous pourrez les voir avant qu’elles ne se ferment.
– J’ai fini. Pas vous ?
– Vous avez quelque chose de différent aujourd’hui. Vous êtes…
– … heureux. Oui, j’ai merveilleusement bien dormi et l’étoile du matin est à portée de main.
– Il va falloir marcher encore un bout de temps jeune-homme.
– Qu’attendons nous ?
– Je sens une telle impatience. Allons-y !

Élisa et le vieil homme se mettent en route. Et une fois de plus il avait raison. Il restait encore bien du chemin à marcher. Élisa qui bouillait d’impatience courait presque.
– Jeune-homme, si vous voulez que je vous montre l’étoile du matin, il serait bon que je puisse vous suivre.
– Je suis désolée.
Ils continuèrent un moment en silence. Puis le vieil homme pointe son index dans une direction.
– Regardez là-bas, je crois que c’en est une.
Il s’en fut moins une qu’Élisa ne se dématérialise pour aller se rendre immédiatement auprès de la plante tant convoitée. Elle attend le vieil homme. Lorsqu’il arrive devant la plante, il dit une pointe d’émotion dans la voix :
– C’est elle, regardez comme elle est belle. Vous avez de la chance, elle commence tout juste à se fermer. Vous pouvez encore voir sa forme en étoile.
Élisa sort le tube de voyage spatio-temporel sensé protéger l’échantillon.
– C’est quoi ? demande  le vieil homme.
– Le tube pour ranger le prélèvement.
– Il est particulier.
– Oui.
– Vous ne voulez pas m’en dire plus.
– Non. Je ne peux pas.
Et Élisa insiste sur “peux”.
– Cet échantillon vous suffit ?
– Oui.
– Il ne nous reste plus qu’à descendre. Nous sommes trop loin de mon abri, mais nous avons encore de la nourriture pour patienter jusque demain.
– Monsieur, je vous remercie de votre aide, mais je dois rentrer vite maintenant.
– Et vous ne voulez pas vous embarrasser d’un vieillard maintenant que vous avez ce que vous voulez…
– Cet échantillon est très attendu, je vous en donne ma parole d’honneur.
– Je sens… je sens l’urgence de la situation. Jeune-homme, vous n’avez rien montré jusqu’ici. Vous avez une maîtrise de votre psychisme étonnante pour quelqu’un d’aussi jeune. Mais ce que vous me laissez voir maintenant, me fait vraiment peur…
– Je suis désolée. Je ne peux rien vous dire de plus. A part merci. Merci beaucoup. Il faut que je me sauve.
– Vous retrouverez le chemin ?
– Oui, je vous le promets.

Et Élisa commence à dévaler la pente en courant, jetant son sac dans des buissons. Elle se dématérialise avant d’avoir disparu du champs de vision du vieil homme qui n’en croit pas ses yeux. Elle se rematérialise au point de vue de la Grande Cascade. Elle fouille dans sa poche pour récupérer sa tablette. Elle doit connaître les coordonnées spatiotemporelles exacte pour son retour. Son heure de départ est enregistrée. Le différentiel avec le temps actuel s’affiche. Élisa choisit de revenir quelques seconde après son départ. Elle donne les indications par la pensée au régulateurs et se charge de se rematérialiser au bon endroit.

Annie

4 commentaires

  1. Bonjour Annie,
    J’imaginais un anneau d’or à peu prés équivalent à l’année terrienne, mais si j’en juge par les changement, notamment l’inversion des couleurs des lunes de lac par rapport à la première fois qu’elle a plongé, j’ai comme l’impression que c’est beaucoup plus long.

    • Hello, ça cher neveu c’est si tu supposes que l’inversion est due à un long processus évolutif. Mais dans la nature, il peut arriver des accidents qui font qu’une population peut laisser la place à une autre assez rapidement. on ne sait pas pourquoi les lunes de lac rouges sont devenues rares au profit des lunes de lac argentées. Et pour ce que est du temps, voici un petit calcul que j’ai fait :
      7 jours Dalygariens = 10 jours sur Terres
      1 jour Dalygarien = 34,3 heures.
      une lune = 20 jours Dalygariens = 28,5 jours terriens
      un anneau d’or = 15 lunes = 428,75 jours terriens
      1 centième = 20,5 mn.
      1 millième = 2 mn.

      • Bonjour Annie.
        Si j’ai bien compris, ce que tu m’as expliqué, quand Elisa remonte 500 anneaux d’or sur Dalygaran, elle se retrouverais vers 1812 si elle était sur terre (si j’ai bien suivit, elle est née en 2400)

        • Bonjour Cyrille,
          T’y étais presque. Élisa a 25 ans (conçue en 2400) et l’action se situe – lorsqu’elle est dans son temps – en 2426. Donc cela la fait retourner aux alentours de 1838…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.